Go Narbonne

Présentation


Le jeu de Go est aux japonais ce que les échecs sont aux russes : un jeu de stratégie passionnant. À la différence des échecs, les règles sont simples et peuvent être assimilées en deux, trois parties par un enfant. Seulement après la quatrième, le jeune joueur réalise qu'il n'est pas aussi simple de gagner et que le jeu pose des problèmes tactiques intéressants à résoudre.

La partie

Le jeu se pratique à deux joueurs sur un plateau de 19x19 intersections avec des pions noirs et blancs. Le plateau est appelé goban, les pions sont appelés pierres. Dans certains cas les parties peuvent se dérouler sur des gobans plus petits. Les joueurs jouent en posant une pierre chacun leur tour sur une des intersections du plateau. Le go se joue sur les intersections, pas sur les cases. Autre particularité, les pierres sont posées, parfois retirées, mais jamais déplacées. Le but pour les joueurs est de délimiter des territoires avec ses pierres et de prendre des pierres adverses.

Partie terminée

Un exemple

Avant de poursuivre voici un exemple de partie terminée. La partie reproduite ci contre s’est déroulée sur un goban 13x13. Sur cette partie les territoires blancs et noirs sont clairement définis. Au go, les bords du goban sont neutres. Les deux joueurs peuvent donc faire des territoires avec les bords.

L’intérêt du jeu

Comme les échecs, le go demande de calculer ses coups. Le go fait appel entre autre aux notions de formes. Les pierres sur le goban dessinent des formes dont certaines sont fortes, d'autres faibles. Le go demande aux joueurs d'être prévoyants, certains coups pouvant se révéler décisifs plusieurs dizaines de coups plus tard. Enfin le go fait travailler la mémoire : à force de jouer les coups au dernier moment afin de ne pas perdre l'initiative, les joueurs ont souvent plus d'une demi-douzaine de coups en suspend.

Le mélange de tactiques et de stratégies

Le go est un des rares jeux qui propose simultanément de la tactique et de la stratégie. Les coups tactiques sont des coups locaux qui permettent dans un combat à un groupe de vivre ou au contraire de tuer un groupe adverse. Quand le joueur récupère l’initiative, les coups stratégiques sont le résultat d’une décision qui a pour objet pour le joueur de se renforcer dans une zone du goban plutôt qu’une autre. En effet, le goban est grand et souvent les joueurs sont fortement installés dans certaines zones au détriment d’autres zones où domine l’adversaire.

Le handicap

Il est courant que des joueurs de go de niveaux différents jouent l’un contre l’autre. Dans ce cas, le joueur le plus faible bénéficie d’un certain nombre de pierres de handicap, donc, d’un certain nombre de coups d’avances. Il est admis que chaque pierre de handicap vaut à peu prés 10 points. Cette façon de jouer, contrairement aux échecs, ne dénature pas le jeu. Toutefois, le joueur le plus fort doit se montrer plus "agressif" pour compenser le handicap.

Le décompte des points

Partie terminée

Sur l’image ci contre les territoires blancs sont marqués d’une croix blanche et les territoires noirs d’une croix noire. La pierre blanche marquée d’un "A" ne peut pas vivre. Elle est donc retirée comme prisonnier. La notion de vie et de mort sera expliquée plus loin. Chaque intersection de territoire rapporte un point ainsi que chaque prisonnier. Blanc a 62 points de territoire. Noir en a 49 plus un prisonnier. Au go Noir joue toujours en premier. Or jouer en premier est un grand avantage. Pour le compenser, blanc a des points supplémentaires appeler Komi. Ici le Komi est de 5,5 point. Donc Blanc a gagné avec 67,5 points alors que Noir a 50 points.